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Est vivant ce qui, soumis au bruit blanc, génère le temps par appropriation de la lumière |
Le 20 Mai 2009, a été publié dans la rubrique Sciences - Paléobiologie du quotidien Le Nouvel Observateur, un excellent article Terre bombardée de la revue Sciences et Avenir. Le sous-titre extrêmement accrocheur «Des microbes vivant sous la surface auraient pu résister à l'intense bombardement de météores subi par la Terre il y a 3,9 milliards d'années» m'a paru comme la suite d'un autre article de Sciences et Avenir tout aussi intéressant touchant à la chimie prébiotique et paru dans Le Nobs, toujours, quelques jours plus tôt, le 15 Mai 2009, Aux origines de la vie, l'ARN conforte sa pôle position.
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CANNE A PIOCHE
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Aux origines de la vie, l'ARN conforte sa pôle position
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La science de la canne à pioche
Si j'ai bien lu «Aux origines de la vie, l'ARN conforte sa pôle position», je n'ai pas souhaité y faire de commentaires comme le permet un post en ligne. Il y est notamment écrit, à propos de l'ARN: «... une molécule cruciale pour l'évolution du monde vivant se serait formée spontanément». Une petite coquille scientifique pour une nouvelle théorie ..... De l'évolution spontanée !!!! Mais je retiens qu'effectivement et très logiquement l'hypothèse d'un monde prébiotique d'ARN (hypothèse dont j'avais déjà entendu parler) est on ne peut plus plausible et cohérente. Mais pas dans les conditions décrites par l'article.
Le 20 Mai, nouvel article qui retient mon attention ... «Terre bombardée - Des microbes vivant sous la surface auraient pu résister à l'intense bombardement de météores subi par la Terre il y a 3,9 milliards d'années - Il y a près de quatre milliards d'années, la Terre et tout le système solaire a connu une période marquée par l'augmentation notable du nombre d'impacts de météorites et de comètes. C'est le grand bombardement tardif. La violence des chocs successifs a profondément modifié la biosphère et la vie (si elle était présente) de la Terre primitive et a même eu des répercussions sur la croûte terrestre. A tel point que de nombreux scientifiques pensent que la Terre a été «stérilisée» durant cette période. Des chercheurs de l'Université du Colorado, Oleg Abramov et Stephen Mojzsis, estiment au contraire que toute trace vie n'a pas forcément été vaporisée et que des microbes vivant sous la surface ont pu survivre tout au long de cette période apocalyptique. Ils vont même plus loin en proposant que ces chocs en étant à l'origine des sources hydrothermales constituent un point de départ à l'émergence et à la diversification de la vie».
La précision donnée concernant l'émergence de la vie près des sources hydrothermales (des cheminées hydrothermales sous-marines, en fait) va dans le sens de mes propres déductions. Je poursuis donc la lecture de l'article : «... L'existence de cette période n'est pas avérée, mais elle déduite des datations des roches lunaires rapportées par les missions du programme Apollo. ... Cela ouvre la possibilité que la vie soit apparue en même temps que les premiers océans, il y a 4,4 milliards d'années.» Ce qui va dans le sens d'un monde prébiotique d'ARN relaté dans l'article du 15 Mai «Aux origines de la vie, l'ARN conforte sa pôle position» avec, malgré tout, un petit bémol des chercheurs qui m'avait fait sourire : «... C'est à ce moment-là que seraient apparus les ribonucléotides. Ils sont composés de trois éléments : un sucre (ribose), une base azotée ou nucléobase (guanine, cytosine, adénine ..) et un groupe phosphate. Comment ces trois ingrédients ont-ils pu s'assembler spontanément ? Jusqu'à présent les chimistes n'ont pas réussi à lier les nucléobases et le sucre...» L'idée d'une chimie spontanée m'amuse. La chimie sans la physique ça ne veut rien dire. Essayez donc de mettre sur votre table de cuisine, la bouteille d'huile et celle de vinaigre et attendez pour voir si cela suffit à faire la vinaigrette que la famille affamée attend impatiemment pour attaquer les asperges !! |
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CANNE A PIOCHE
Pour m'écrire :
Nous sommes le
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Au clair de la lune, mon ami Pierrot ...
La réponse de l'Homme sur sa propre existence, conscient de sa solitude, de sa petitesse, de sa fragilité face à l'immensité de l'univers, se résume finalement à peu de chose : «C'est incroyable ... j'en reviens pas !»
Gabin a résumé, en chantant, sa déception : «Je sais qu'on n'sait jamais.» sur la réponse à la double question que l'Humanité se pose depuis la nuit des temps : Pourquoi la vie ? Pourquoi la conscience humaine ? Car il semblerait que la réponse fournie par Miller et Urey dans les années 1950 à la première question «Pourquoi la vie ?» ne soit pas suffisante : pour beaucoup, malgré la reconstitution de l'émergence de la vie dans un ballon d'expérimentation, les molécules organiques ne sauraient, à elles seules, expliquer la conscience. La communauté scientifique serait divisée sur le sujet (...). Mais il convient de savoir si c'est bien sur la réponse qu'elle hésite ou bien sur l'opportunité de la fournir.
Pour moi, une seule question demeure : celle de la conscience humaine que des milliers de générations se sont posées au clair de lune tellement propice à la réflexion et que je me suis posée, moi aussi, dès que j'ai été en âge de penser. L'explication tardant, je suis allée me la chercher moi-même. Riches de nos connaissances scientifiques, il faut savoir arrêter la politique de l'équation, le pédalage dans la semoule le nez dans le guidon et savoir faire le point par recoupements rationnels et intuitifs entre l'observable et le démontré. |
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CANNE A PIOCHE
Liens
Bibliographie : J'ai vécu quinze milliards d'années J. E. Charon -1985 – Albin Michel
Eléments d'une théorie unitaire de l'Univers J.E. Charon Ed. de la Grange Batelière
Cosmos Karl Sagan (Mazarine)
Les sept filles d'Eve Bryan Sykes - 2001 Ed. Albin Michel
Internet :
Brisure de symétrie et formation de l'embryon
Réintégrer la nature là où on ne l'attend pas
La cellule, une pile électrique
Des bestioles ont survécu au vide spatial
Au coeur des océans - La planète bleue
Nutrition et développement cérébral
Emergence de bandes de fréquences dans un réseau de neurones impulsionnels
Rayons sonores et ondes lumineuses
Spermatozoïdes et chaleur : une histoire d'amour
Les vibrations des liaisons hydrogène observées
Du hasard dans l'expression des gènes
Les risques sanitaires des nanomatériaux doivent être évalués
Pour m'écrire :
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Le bruit blanc, phénomène induit de la lumière, dans la genèse du vivant et du conscient
L'univers est évident mais il n'est pas vivant
Commençons par citer le physicien Jean-Emile Charon (1920-1998) : «A mon avis, c'est la grande découverte de notre époque. On est au sein d'un Univers immense, et c'est un Univers vivant et raisonnable».
La Coupe du Monde de foot doit avoir lieu. On connaît bien les meilleurs participants. On connaît même les noms des meilleurs joueurs. Les matchs débutent. Il y a beaucoup de vainqueurs. C'est le Big bang. Au fil du temps, restent les équipes sélectionnées. Un seul vainqueur au final : la Terre où germe la vie. Est-ce suffisant pour dire que tout l'univers est vivant ?
Car pour aborder la question du conscient, il faut quand même poser les frontières entre matière, vivant et conscient. Même si pour obtenir un gâteau, j'ai besoin de farine, d'oeufs, de sucre et d'un peu de lait, ce n'est pas suffisant pour le concrétiser. Même si j'ai besoin de matière pour obtenir la vie, ce n'est pas suffisant. La nuance est subtile ? Le mot «vie» a perdu de son sens : on parle de la vie d'une chaudière pour commencer, pour finir par attribuer la vie à une particule élémentaire. Ce que je dénonce absolument. L'utilisation de la même terminologie pour la matière et le vivant entraîne la confusion. La délimitation entre eux est finalement nulle. Jean-Emile Charon était aussi philosophe : «Je crois que l'Univers est sacré», «Voici donc la Physique en possession d’éléments lui permettant d’affirmer que l’Esprit, notre Esprit, se trouve localisé dans une petite particule constitutive des atomes de la Matière qui nous forme, l’électron. Un électron que, pour rappeler qu’il possède des propriétés psychiques à côté de ses propriétés physiques, nous avons baptisé éon.» (Extrait de «J'ai vécu quinze milliards d'années) En attribuant un esprit à la matière, Jean-Emile Charon attribue un esprit à l'univers rempli de matière, ce qui lui permet de théoriser : c'est inséparable et c'est cela l'unité. («Eléments d'une théorie unitaire de l'Univers» de 1962)
L'univers, au sein duquel nous nous trouvons, n'est pas vivant mais évident. Une particule n'est pas vivante mais évidente (connue). Je préfère, pour ma part, parler «d'évident», de «vie», du «conscient».
Le vivant : son émergence est un processus complètement aléatoire
Rappelons simplement le titre de l'ouvrage de Jean-Emile Charon : « J’ai vécu quinze milliards d’années », cité plus haut. Alors que l'émergence de la vie est liée à un processus tellement aléatoire qu'il est impossible de l'occulter car : ...ça passe ou ça casse... «Dans les années cinquante, Stanley Miller faisait son doctorat sous la direction du chimiste Harold Urey... En mélangeant les gaz qui formaient l'atmosphère primitive (hydrogène, eau, ammoniaque, méthane et hydrogène sulfuré) et en provoquant ensuite des décharges électriques comparables, à cette échelle, aux éclairs qui la déchiraient, des raies brunâtres apparaissent après dix minutes sur les parois du ballon. Le mélange gazeux devient opaque et sécrète un épais goudron constitué d'une concentration extrêmement riche de molécules organiques complexes parmi lesquelles on trouve les composants des protéines et des acides nucléiques... Les matériaux de la vie... Si nous nous étions servis de lumière ultraviolette pour simuler le soleil nous aurions obtenu à peu près les mêmes résultats» (Cosmos – page 38 – Karl Sagan – Mazarine)
...magnétosphère oblige... «Le champ magnétique terrestre est engendré par les mouvements du noyau métallique liquide des couches profondes de la Terre. Selon les études de John Tarduno de l'Université de Rochester (États-Unis), la Terre possédait déjà un champ magnétique il y a 3,2 milliards d'années... La magnétosphère, créée par le champ magnétique terrestre, joue un rôle essentiel dans le développement de la vie sur terre, en déviant les particules mortelles du vent solaire et des rayons cosmiques». Champ magnétique terrestre Avant que la magnétosphère se mette en place, combien de coups de «démarreur» a-t-il fallu pour que les premières molécules organiques puissent apparaître sur Terre ?
...et petite berceuse...pour ne pas s'endormir ! «Ils avaient démontré (Miller et Urey) que l'atmosphère de la Terre était à l'origine riche en hydrogène, comme l'est la plus grande partie du cosmos ; que, depuis, l'hydrogène s'était peu à peu échappé de la Terre et que la vie était apparue avant que l'hydrogène n'ait disparu. Quand Urey suggéra de provoquer des étincelles électriques dans de tels gaz, on lui demanda ce qu'il pensait obtenir ainsi. «Le Beilstein» répondit-il. Le Beilstein est un énorme traité allemand qui donne, en vingt-huit volumes, la liste de toutes les molécules organiques connues par les chimistes.» (Cosmos – page 38 – Karl Sagan – Mazarine).
En attribuant la vie à l'univers, Jean-Emile Charon saute allègrement le pas : j'ai vécu quinze milliards d'années ! Non, nous sommes là depuis 10 minutes ! Et ça a bien failli ne jamais arriver !
Le vivant reste aléatoire : Darwin, moi et mon double et beaucoup d'oxygène...
Le vivant organise à son insu, sa survie au fil du temps : Dieu a bon dos et n'a qu'un seul estomac ? Sans me regarder dans un miroir, je sais que j'ai deux yeux, deux oreilles, deux jambes, deux bras, deux mains, deux pieds, deux rangées de dents disposées sur deux machoires. Je sais aussi que j'ai deux poumons, deux lobes de cerveau...etc... Je n'en tire pas pour autant la conclusion que je suis constituée de deux moitiés (puisque je dispose, en outre, de 50 % du patrimoine génétique de mon père et de 50 % de celui de ma mère).
En effet, selon le principe de brisure de symétrie de Pierre Curie très bien expliqué sur le site tomroud Brisure de symétrie et formation de l'embryon, concernant l'ovule et le spermatozoïde ... «Lorsque les causes d'un phénomène possèdent des éléments de symétrie, ces éléments de symétrie se retrouvent dans les effets». Extrait du site tomroud.com : «Lors de la formation de l'embryon se passe un phénomène tout à fait intéressant de brisure de symétrie. En effet, l'embryon de la plupart des animaux semble au départ une grosse cellule parfaitement sphérique. Comment aboutit-on alors à des animaux ayant deux axes bien distincts : un axe antéro-postérieur et un axe dorso-ventral ?»
En y réfléchissant un peu, je constate qu'outre des parties antérieure et postérieure de mon corps différentes, je ne suis pourvue toutefois que d'un seul estomac (d'un seul foie aussi...). Est-ce à dire que la reproduction serait dans un premier temps et d'abord synonyme de partage de «garde-manger» en quelque sorte, de partage de ressources d'énergie pour la survie ? Et que je suis donc, je le constate dans un second temps, à la fois un et mon double. Comme si le vivant, dans un coup de poker tranquille, doublait la mise sur le temps ? Mais rien de divin là-dedans : la physique reste la physique.
Voici d'ailleurs ce que je lis les 11 Décembre 2009 et 18 Janvier 2010 «... une nouvelle découverte... Ce gène, appelé FOXL2 est présent chez les deux sexes. Cependant quand les chercheurs de deux laboratoires allemand (EMBL) et anglais (NIMR) l'ont désactivé dans les ovaires d'une souris femelle, ils ont eu la grande surprise de constater que ces mêmes ovaires, au lieu d'arrêter simplement la production d'oeufs, se sont transformés en tissus capables de produire des spermatozoïdes. Simultanément, les cellules productrices d'hormones femelles se sont transformées en cellules productrices d'hormones mâles...» L'homme, cette femme ratée – Le Point du 11.12.2009 – Etude publiée dans la revue Cell. «mais sans qu'il y ait production de spermatozoïdes...L'équipe germano-britannique... de Mathias Treier, du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), à Heidelberg, et celle de Robin Lovell-Badge, du Medical Research Council, à Londres... montre qu'en réalité, la voie femelle est une voie active qui inhibe la cascade menant au développement testiculaire...les embryons de mammifères deviennent des mâles parce que la protéine SRY, codée par le gène Sry du chromosome Y, déclenche des réactions qui activent le gène Sox9...On savait déjà que la protéine FOXL2 est codée par un gène présent sur le chromosome 3, donc chez les deux sexes...FOXL2 inhibe le gène Sox9 durant toute la vie, permettant le maintien des cellules folliculaires, et que la levée d'inhibition du gène Sox9 déclenche, chez la souris adulte, la reprogrammation de ces cellules ovariennes en cellules semblables aux cellules de Sertoli et de Leydig...» Un gène pour rester femelle de Jean-Jacques Perrier dans pourlascience.fr du 18.01.2010.
Dans la reproduction asexuée, du champignon par exemple, pour sortir des règnes animal et végétal, une seule spore suffit pour engendrer un individu génétiquement semblable à son unique parent. Pour arriver à ce que nous sommes et nous faire une idée du temps dans l'évolution du vivant, sachons simplement qu'en ce qui concerne l'ADN mitochondrial, il faut compter en milliers d'années pour observer la même copie d'une séquence de 500 gènes d'une zone appelée «région de contrôle» dans une population (clan). C'est à partir de ces copies que le généticien Bryan Sykes, que je cite plus bas, a positionné les 33 lignées maternelles de l'Humanité remontant jusqu'à l'Eve mitochondriale. Pendant tout ce temps d'apparentement (150 000 ans), notre patrimoine génétique s'est transmis de génération en génération sans modification significative. Pour l'Europe, 7 lignées maternelles à – 10 000 ans, - 15 000 ans, - 17 000 ans (2), - 20 000 ans, - 25 000 ans et – 45 000 ans. Et si nous souhaitons une autre idée de temps touchant, là, à un changement de patrimoine génétique, à une bifurcation, il faut remonter à quatre voire à six millions d'années pour observer la seule fusion de deux chromosomes du chimpanzé en un seul, appelé n°2, de notre génome.
Nous pouvons vivre avec un seul bras, un seul pied, un seul poumon, etc, si nous en perdons un, mais il faut bien se rendre à l'évidence que le vivant a su parfaitement prendre, dans le temps, comme une «assurance» sur le temps. Emouvant, non ?
Le chemin emprunté de la modélisation de la vie à la survie, caractérise le premier degré de conscience. La conscience ne peut et ne doit plus être, en aucun cas, envisagée comme la faculté de penser. Virus, bactéries, végétaux, notamment, possèdent aussi cette conscience.
Le vivant boulotte le vivant ... La théorie de l'évolution de Darwin (1802-1882) fait partie des plus importantes découvertes de l'Homme. La théorie de Darwin, basée sur l'observation, aurait pu être formulée bien avant. Trop évidente, en fait, pour être vue : seul le plus fort et le plus intelligent transmet la vie (pas exactement : mais avec ses caractéristiques toutefois qui lui ont permis de «s'en sortir»). Pour recevoir la vie, il faut donc avoir déjà deux parents, disons «évolués» ou plus exactement «mieux adaptés» à leur environnement. Mais pour la transmettre aussi, il faut savoir la garder à son tour. Un tri sélectif grandeur nature, statistiquement rude où l'exam se passe tous les jours ! La bonification du chaînage génétique comme le prouvent les découvertes de maillons manquants passe esentiellement (le climat, la maladie aussi jouant leur rôle) par la prédation du vivant sur le vivant. N'oublions pas, à ce sujet, que les plantes sont aussi capables de camouflage «Existe-t-il des plantes "caméléons" qui se camouflent afin d'éviter les prédateurs ? Oui, et j'ai une anecdote à ce sujet. Je me trouvais en Thaïlande et j'avais indiqué au chef du village où j'étais hébergé que je cherchais des cryptocorynes, qui sont des plantes très peu visibles. Il m'a dit que ce genre de plantes ne se trouvait que beaucoup plus loin. Il nous a cependant accompagnés sur le terrain non loin de là, et j'ai vu, en passant au-dessus d'un petit ruisseau, les plantes convoitées, alors que ce chef de village passait au-dessus tous les jours sans s'en rendre compte. Il m'est arrivé de me promener dans ces sous-bois avec des botanistes qui ne les voyaient pas non plus. Cela laisse supposer que si nous n'arrivons pas à les voir, les grands herbivores, les oiseaux, ne les voient pas plus que nous. C'est ce qu'on appelle l'effet de mimétisme (ou homochromie), complété par l'effet disruptif où le contour de la feuille n'est pas clairement visible et peut se confondre avec les feuilles mortes tombées à terre.» Patrick Blanc – Janvier 2007. Patrick Blanc est botaniste. Inventeur du mur végétal. Réintégrer la nature là où on ne l'attend pas N'oublions pas toujours qu'il existe aussi des plantes carnivores comme les utriculaires, par exemple. Les utriculaires sont des plantes aquatiques flottantes qui divaguent au gré des courants et se nourrissent d'animaux microscopiques.
Le vivant est mortel ... sans oxygène «En 1771, le médecin et physicien italien Luigi Galvani (1737-1798) fit une découverte capitale : une patte de grenouille écorchée étant fixée à un crochet de cuivre, un de ses assistants toucha un nerf avec la pointe d'un scalpel. Aussitôt, les muscles de la patte furent agités de contractions. Galvani répéta l'expérience sous diverses formes, conclut à l'existence d'une forme d'électricité et passa à côté d'une découverte majeure, celle de la pile électrique. En revanche, son compatriote Alessandro Volta (1745-1827), un de ses nombreux contradicteurs, profita de l'étude de ce phénomène pour inventer la première pile en 1800. Ce phénomène put être attribué à l'ensemble des organes vivants après l'invention de galvanomètres très sensibles vers 1811. On remarqua que ces courants disparaissaient en cas de privation d'oxygène et après la mort». Site didier-pol.net La cellule, une pile électrique
En effet, en l'absence d'oxygène, la respiration mitochondriale cesse ainsi que la production d'énergie stockée sous forme d'ATP (adénosine triphosphate qui est une molécule utilisée chez tous les organismes vivants pour fournir de l'énergie aux réactions chimiques). Les stocks d'ATP de l'organisme ne dépassent pas quelques secondes de consommation. En principe, l'ATP est produite en permanence et tout processus qui bloque sa production provoque une mort rapide de l'organisme.
Le vivant génère le vivant
Parce que le vivant reste soumis à l'aléatoire et qu'il est mortel, il ne se maintient donc sur la Terre que par la transmission de sa vie qui serait assimilable dès son émergence, comme nous l'avons vu plus haut, à un authentique «réflexe», à son insu, de survie (cf. 1er cerveau reptilien plus loin). Ainsi en se reproduisant, le vivant génère le vivant. Nous citerons, pour survivance de ce que je nomme «réflexe», l'exemple du saumon qui remonte au lieu de sa naissance pour se reproduire et mourir.
Mendel (1822-1884) a dégagé les lois de l'hérédité que nous connaissons tous.
Le vivant génère le temps
Même si la physique a mis en évidence la notion «d'espace-temps», il apparaît très clairement, tel que nous l'avons démontré plus haut, que la matière dispersée dans l'univers ne suffit pas, à elle seule, à faire émerger le vivant. Car le vivant est soumis à l'aléatoire. Car le vivant génère le vivant. Mais parce que le vivant est fait de matière, le temps ne peut être compté, à l'évidence, qu'à partir de la matérialisation du vivant. Ainsi, le vivant génère le temps déjà. Du moins cela semble-t-il logique. Cependant et précision, c'est exactement et uniquement parce que ce temps est mesurable (rayon sonore) que le vivant génère réellement le temps. C'est ce qui le définit. C'est parce qu'il sait générer le temps qu'il est vivant. Le vivant génère son propre espace-temps (fréquence), comme nous allons le voir.
Le vivant s'approprie la lumière
Le vivant fonctionne à la lumière artificielle «Toute matière peut-être considérée comme l'assemblage multiforme de seulement trois particules fondamentales, le proton, le neutron, l'électron. Ces trois particules sont assemblées en atomes, les atomes en molécules infiniment variées, les molécules en mélanges encore plus divers. Ces particules fondamentales, atomes et molécules sont donc les constituants de tous les corps qui nous entourent et se présentent sous différents états : liquide, solide, gazeux ou plasma. Ainsi, c'est à partir de ces trois particules fondamentales que s'engendre l'extraordinaire variété de la nature. La matière est (donc) constituée de trois particules infra-atomiques qui constituent la base de toute matière...les nucléons. Les protons ont une charge positive, les électrons une charge négative, et les neutrons une charge neutre, c'est à dire que le neutron ne porte pas de charge électrique. L'atome dans son ensemble est électriquement neutre car le nombre des électrons chargés négativement autour du noyau est identique à celui des protons situés dans le noyau et chargés positivement. De plus protons, neutrons et électrons ne se trouvent que très rarement indépendants les uns des autres.» J-P Goussard De l'atome à la cellule
Nous avons vu plus haut qu'il y a bien de la matière dans l'univers mais pas de manifestation de la vie. En effet dans l'univers ne subsiste qu'un «fond diffus cosmologique dont le domaine de longueur d'onde se situe dans celui des micro-ondes, entre l'infrarouge et les ondes radio».
Par contre, ici-bas, «Edgar Adrian (physiologiste anglais 1889-1977) ... avec un vieil amplificateur de l'armée, put montrer que l'activité des neurones se traduit par l'émission de décharges électriques d'une durée de l'ordre de la milliseconde, de fréquences allant jusqu'à quelques centaines d'Hertz et d'une amplitude de quelques dizaines de millivolts...». Site didier-pol.net La cellule, une pile électrique Le neurone fonctionne en fait sur du 0,075 V (volt) environ ou, en convertissant, 75 mV (millivolt).
Rappelons encore que lors de la reconstitution, dans les années 1950, de l'émergence des premières molécules organiques, les «briques de la vie», l'eau était présente dans le ballon d'expérimentation de Stanley Miller. Rappellons que l'organisme est essentiellement constitué d'eau. Que l'oxygène est très électronégatif. Que l'électronégativé représente la tendance d'un atome d'attirer les électrons. Le champ magnétique terrestre généré par le noyau de la Terre jouant spontanément son rôle. Une lumière maîtrisée au final par le vivant. Deux exemples ci-après, que je souhaite mettre en évidence, celui des tardigrades et celui du cténophore.
Les tardigrades n'ont pas peur de la bronzette ... «Des bestioles ont survécu au vide spatial En revenant sains et saufs de leur périple, des tardigrades, appelés aussi «ours d'eau», ont fait la preuve que des animaux pouvaient résister à l'enfer de l'orbite terrestre.Ces étranges bestioles, baptisées tardigrades, sont pourtant très abondantes sur l'ensemble de la planète, sous toutes les latitudes et jusqu'à 5000 mètres de fond dans les océans. Les 600 espèces recensées sont en majorité végétariennes, mais quelques-unes sont carnivores. On savait déjà que, sur Terre, les tardigrades sont des champions de la survie. Ils sont capables de se mettre en état de vie ralentie, un peu comme des spores, pendant des dizaines d'années. Ils résistent à des pressions très fortes, survivent plusieurs heures à une température de -272 °C aussi bien qu'à une chaleur de 150 °C. Et une demi-heure après avoir été réhydratés, ils sont de nouveau en pleine forme. D'où le projet d'Ingemar Jönsson, chercheur suédois de l'université de Kristiansand, et de son équipe, d'envoyer des «Gagarine» tardigrades dans l'espace. L'expérience «Tardis» (Tardigrades in space), qui vient de publier ses conclusions dans Current Biology, a pris place sur une plate-forme scientifique de l'Agence spatiale européenne (ESA) nommée Biopan-6 comprenant 43 expériences scientifiques. Elle a été lancée le 14 septembre 2007 par une fusée russe Soyouz-U et placée à 270 kilomètres d'altitude, une orbite basse, pour une durée de douze jours. Les tardigrades, de quatre espèces différentes et en état de vie ralentie, étaient placés dans quatre séries de boîtiers ouverts sur l'espace pendant dix jours. Dans la première boîte, les animaux étaient soumis au vide spatial mais protégés des radiations. Les deux suivantes recevaient soit des UV-A, soit des UV-B. La dernière n'avait aucune protection contre les radiations. À cette altitude, le rayonnement ultraviolet est des centaines de fois plus fort que sur une plage. Il n'y a pas d'oxygène, c'est le vide total et la température est proche du zéro absolu…
Lors de leur retour sur Terre, les tardigrades semblaient intacts. Pourtant, tous n'ont pas survécu. Ainsi de ceux qui n'avaient aucune protection contre les radiations. Ceux qui n'avaient été exposés qu'aux UV-B ont eu un taux de mortalité de 80 %. Ceux qui n'avaient été soumis qu'aux UV-A étaient en revanche pratiquement tous en vie. De même pour ceux qui avaient été complètement protégés des radiations tout en subissant le vide spatial avec ses températures extrêmes. Une fois réhydratés, les survivants ont repris leur activité normale et ont même conservé leur capacité de reproduction !» Jean-Luc Nothias – Le Figaro 19/09/2008 Des bestioles ont survécu au vide spatial
Protéger les tardigrades des radiations mortelles, revenait à «créer» une magnétosphère dans l'espace (en quelque sorte puisque la magnétosphère s'étend sur quelques milliers de kms et que la plate-forme Biopan-6 de l'ESA se trouvait à 270 kms d'altitude, «seulement»).
Une autre réflexion aussi : tout le vivant ne fonctionne donc pas sur la même longueur d'onde.
Soulignons aussi que, dans l'expérience, les tardigrades étaient en état de vie ralentie ce que signifie qu'ils ont une capacité de stockage de l'ATP totalement différente de la nôtre car même avec un métabolisme ralenti à l'extrême, la capacité de stockage de l'ATP est forcément supérieure chez eux.
Ceci prouve, au passage, que l'hypothèse des chercheurs de l'Université du Colorado, Oleg Abramov et Stephen Mojzsis émettant que des microbes vivant sous la surface auraient pu résister à l'intense bombardement de météores subi par la Terre il y a 3,9 milliards d'années est parfaitement plausible. L'oxygène étant aussi présent dans la croûte terrestre.
Le cténophore fait fort ... Citons à l'appui de la démontration, une variété de cténophore, un poisson vivant dans Les Abysses en l'absence de toute lumière et qui ne possède, en outre, ni d'yeux, ni d'oreilles !!! Film documentaire Au coeur des océans - La planète bleue 2/8 Les Abysses – Réalisation : Alastair Fothergill – Production : British Broadcasting Corporation – Co-production : Discovery Channel – Année 2001 – 48 mn. (Site payant)
Ceci rejoignant l'hypothèse des chercheurs Abramov et Mojzsis émettant que les sources hydrothermales des océans pourraient constituer un point de départ à l'émergence de la vie il y a 4,4 milliards d'années. Car c'est, logiquement en effet, au fond des océans que la magnétosphère a pu d'abord jouer son rôle.
Ceci d'autant plus qu'il convient de mettre en avant le rôle fondamental, pour ne pas dire primordial, des oligo-éléments :
«Les premiers êtres vivants, ayant à réaliser des opérations de catalyse pour se procurer leur énergie, ne pouvaient pas ne pas utiliser ces traces de métaux pour lier et maîtriser l'oxygène qui venait d'apparaître sur terre. Il est d'ailleurs intéressant de noter que la teneur relative des minéraux dans les liquides du corps est proche de celle de l'eau des mers. D'autre part, leur faible teneur en faisait des candidats idéaux pour être utilisés comme messagers et servir à la cellule d'indicateurs de l'état du milieu extérieur, puis à l'organisme de ses apports alimentaires. Ces deux fonctions : catalyse et contribution au message hormonal constituent la base de l’action des oligo-éléments.» Les oligo-éléments (p. 158-159) Pr. Alain Favier - Biochimie des maladies métaboliques – CHU de Grenoble. En d'autres termes, l'oligo-élément, c'est «l'ampli» (amplificateur des différentes fréquences du bruit blanc par voie de conséquence) qu'il nous faut ! Ce que nous allons voir plus bas.
Les plantes aussi ... Comment les plantes dissipent l'énergie lumineuse en excès pour se protéger contre le stress photo-oxydant (page 3) Quand les plantes supérieures sont exposées à un ensoleillement direct, elles activent des pièges à énergie lumineuse dans leurs membranes photosynthétiques qui transforment l'énergie excédentaire en chaleur. Ce mécanisme, de type «feed-back», correspond à une réorganisation de l'architecture des membranes...jusqu'à présent, ni le site ni le mécanisme de piégeage de l'énergie lumineuse n'étaient connus. L'obtention de cristaux de la protéine collectrice de lumière majoritaire de ces organismes, LHCII, a permis de mieux comprendre ce phénomène. En effet, le processus de cristallisation a sélectionné une conformation particulière de LHCII capable de piéger et de dissiper l'énergie lumineuse. La structure cristallographique obtenue n'est donc pas la structure d'une antenne collectrice de lumière mais d'une antenne dissipatrice de lumière dont le rôle est de protéger la plante contre le stress photo-oxydant.» Institut de Biologie et de Technologies de Saclay . CEA . Direction des Sciences du Vivant en collaboration avec les Universités de Sheffield, Wageningen et Pékin – 7 Juillet 2005 – Publication dans Nature (2005) 436 :134-137
Le vivant porte le conscient ...
Le vivant, c'est un moteur qui ronronne ... «...Quand Urey suggéra de provoquer des étincelles électriques dans de tels gaz...», il n'a, en fait, ni plus ni moins, que donné le premier coup de démarreur au moteur de la vie...car la lumière, ne l'oublions pas, c'est d'abord des particules élémentaires (rappel de la dualité de la lumière «onde/particules»).
Or donc, «La motilité cellulaire est un domaine très vaste (motilité : aptitude de la cellule à effectuer des mouvements spontanés ou réactionnels). Elle intervient tout d'abord lors de l'embryogenèse. En effet la formation de tissus implique le déplacement et le regroupement de cellules différenciées. Ces groupes de cellules doivent ensuite former un organe et sont donc soumis à une réorganisation et une déformation d'où l'importance de l'adhésion et de la force. La motilité cellulaire est aussi critique lors de la réponse immunitaire, les cellules immunitaires doivent se déplacer vers les corps étrangers. Un déplacement cellulaire est aussi nécessaire après une lésion, pour réparer les tissus endommagés. La motilité cellulaire est aussi critique pendant la synaptogénèse car les cônes de croissance neuronaux doivent se déplacer pour former des synapses avec leurs neurones cibles. La motilité intervient également lors de pathologies. La formation de métastases implique le déplacement de cellules cancéreuses à partir de la tumeur initiale.» Grégory Giannone – Physiologiste - Le lamellipode d'actine est un lien mécanique entre l'activité de la myosine et la formation de sites d'adhésion La cellule en fonctionnement, c'est un petit moteur. Un petit moteur qui consomme de l'énergie sans laquelle la vie s'arrête, nous l'avons vu plus haut. Un petit moteur qui ronronne et qui produit des vibrations. Or, le son est une vibration de la matière. Des vibrations qui se traduisent sous la forme d'un bruit inaudible à l'oreille humaine : un bruit blanc. Qui est un mélange de fréquences. Un bruit dit «blanc» par analogie avec la «lumière blanche» regroupant toutes les fréquences, du violet au rouge : «Si on fait tourner le disque de Newton, on superpose sur la rétine les 7 couleurs au même endroit, au même instant : on crée la sensation de blanc sur cette rétine.» Un bruit indissociable des premières molécules organiques. Indissociable du moteur. Indissociable du vivant... Mais petit retour d'abord sur l'oligo-élément.
L'oligo-élément (ou oligoélément) est un nutriment dont la cellule neuronale a besoin pour fonctionnner. Pas moins de 100 milliards participent chaque jour au fonctionnement du cerveau. Nécessaires à son fonctionnement sous peine de troubles graves : le fer (Fe), l'iode (I), le zinc (Zn)), le cuivre (Cu), le sélénium (Se), le manganèse (Mn) : «L’impact des facteurs nutritionnels est particulièrement marqué dans les phases de croissance rapide du cerveau, la gestation et les deux premières années de la vie. Plus récemment, de nouvelles données sont apparues à partir de d’analyses anatomiques, démontrant que la maturation cérébrale se poursuit dans certaines zones du cerveau dans l’enfance et l’adolescence, comme par exemple la myélinisation au niveau des lobes frontaux, et que par conséquent des facteurs nutritionnels peuvent encore avoir un impact après l’âge de deux ans. C’est ainsi que dans les régions du monde où sévit la malnutrition protéino-énergétique, Asie du Sud Est, Amérique Centrale, Afrique, des corrélations ont été observées entre état nutritionnel, QI et performances scolaires.Il semble également démontré, à partir d’études longitudinales, que la malnutrition en période néonatale et dans les premiers mois de la vie est certes à l’origine d’anomalies précoces mais entraîne aussi des conséquences à moyen et long terme sur le QI et les performances scolaires...Les conséquences sur le développement cérébral d’une carence en fer dans les vingt quatre premiers mois de la vie sont majorées chez ceux présentant une anémie et sont proportionnels au degré de l’anémie ; ces carences peuvent laisser des séquelles ultérieures. Harris insiste sur les troubles du langage, et de la coordination ; Halterman dans une étude sur 5 398 enfants de 6 à 16 ans souligne les difficultés en mathématiques des enfants carencés même sans anémie...L’iode est nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes essentielles à la croissance staturale et au développement du cerveau. Les sujets les plus affectés sont ceux dont la carence foetale se poursuit en période post-natale. Son retentissement sur le développement cognitif est considérable avec une réduction majeure de 13.5 points de QI dans les déficits chroniques...Le zinc est essentiel pour la neurogénèse, la migration neuronale, et la synaptogénèse, il pourrait aussi intervenir au niveau des neurotransmissions...Trois autres oligo-éléments pourraient également intervenir dans le développement cérébral directement, comme le cuivre avec comme illustration le syndrome de Menkes, indirectement pour le sélénium qui participe au métabolisme des hormones thyroïdiennes et de façon plus hypothétique pour le manganèse...» Professeur JF. Duhamel – Pédiatrie médicale – CHU de Caen - Nutrition et développement cérébral
Nous avons, également, vu plus haut que «les oligo-éléments sont des traces de métaux que les premiers êtres vivants ne pouvaient pas ne pas utiliser». Mais tous ne le sont pas, selon la classification périodique des éléments. Mais le fer, le zinc, le cuivre et le manganèse, oui. L'atome qui est l'unité de base de tout corps constitué, ne dispose pas, non plus, que des trois particules «proton», «neutron» et «électron». Mais nous nous en tiendrons à cela, pour autant : «Les nucléons sont constitués par trois particules connues sous le nom de Proton, Neutron et Électron....Les particules se définissent en fonction de deux critères: leur charge électrique et leur masse...Les protons ont une charge positive, les électrons une charge négative, et les neutrons une charge neutre, c'est à dire que le neutron ne porte pas de charge électrique...Les deux particules lourdes, protons et neutrons se trouvent assemblées en petits groupes très denses appelés noyaux...le noyau atomique a (donc) une charge positive nette égale au nombre de protons qu'il contient...l'atome dans son ensemble est électriquement neutre car le nombre des électrons chargés négativement autour du noyau est identique à celui des protons situés dans le noyau. De plus protons, neutrons et électrons ne se trouvent que très rarement indépendants les uns des autres...Chaque atome grâce à sa charge positive attire autour de lui des électrons négatifs très légers qui normalement l'entourent en nombre égal à celui de ses protons : l'atome constitue ainsi un ensemble électriquement neutre...Chaque atome se distingue des autres grâce à un nombre précis de protons. Ce nombre est connu sous le nom de nombre atomique (Z). L'hydrogène, qui est l'atome le plus simple a un nombre atomique égal à 1, correspondant à son unique proton, alors que l'oxygène a un nombre atomique égal à 8, correspondant à ses 8 protons. Comme un atome est électriquement neutre, le nombre atomique est aussi égal au nombre d'électrons d'un élément donné...Les protons et les neutrons ont une masse relativement égale et sont 1850 fois plus lourd que les électrons...La masse atomique ( A) d'un atome est définie par un nombre qui indique sa masse relative par rapport à d'autres types d'atomes. Dans la mesure où la quasi-totalité de la masse d'un atome est due à la masse de son noyau, la masse atomique de chaque atome est approximativement égale à la somme de ses neutrons et de ses protons. Grâce à ces deux nombres Z (nombre atomique) et A (masse atomique), on connaît les deux propriétés fondamentales d'un noyau : sa charge et sa masse...Un atome d'un point de vue électrique est neutre dans la mesure où il contient un nombre égal de particules infra-atomiques positifs (protons) et un nombre égal de particules négatives (électrons). Le processus qui consiste à enlever des électrons ou à en ajouter à un atome porte le nom de ionisation...si un atome perd ou gagne un ou plusieurs électrons, il acquiert une certaine charge électrique et devient un ion. Si un atome de sodium (Na) perd un électron il devient un ion de sodium (Na+) qui possède une charge positive puisqu'il a perdu un électron. Il possède maintenant 10 électrons pour 11 protons. Certains atomes peuvent gagner ou perdre plusieurs électrons devenant ainsi des ions porteurs de deux ou même trois charges électriques comme les ions de calcium (Ca2+)...L'hydrogène, les substances minérales et les oligo-éléments donnent facilement naissance à des ions, alors que ce n'est pas le cas pour le carbone, l'oxygène et l'azote....On donne le nom de cations aux ions chargés positivement et d'anions aux ions chargés négativement. Comme les ions sont formés par l'enlèvement d'un ou de plusieurs électrons à un atome et par le transfert de ces électrons à autre un atome, le processus d'ionisation aboutit à la formation de deux ions, un cation et un anion.» J-P Goussard De l'atome à la cellule
Ainsi des oligo-éléments métal, nutriments de la cellule neuronale, que sont le fer, le zinc, le cuivre et le manganèse (notamment) sont présents dans le processus d'ionisation : perte ou gain d'électrons du noyau. C'est-à-dire dans la modification temporelle de l'électricité du noyau, c'est-à-dire dans la modification de sa température et plus précisément, dans son élévation lors de la production d'énergie. Or tout corps chauffé produit de la lumière. Ce que nous devons retenir dès à présent, c'est que, quelle que soit la nature de la transmission du message, «électrique à l'intérieur du neurone ou chimique d'un neurone à l'autre», il s'agit bien d'une fréquence sonore se manifestant dans une bande de fréquences. Car le bruit se propage partout : dans les liquides, dans les solides et dans les gaz. Et c'est là que tout se joue : prenez un morceau de fer et frappez dessus avec une baguette en bois. Vous obtiendrez un son. Tapez dessus avec un autre objet (stylo en plastique, verre), vous obtiendrez un autre son. Recommencez avec du cuivre puis avec du zinc. A chaque fois, vous obtiendrez un son différent. Tous les sons obtenus sont différents. Mais ces sons obtenus peuvent se situer dans une même bande de fréquences ou dans une bande de fréquences différente. Il en est exactement de même pour chaque atome constituant le neurone. Il est clair que ce n'est pas par hasard que les oligo-éléments métal ont un rôle majeur dans le bon fonctionnement du cerveau. Ce sont eux, en fait, qui «sélectionnent» (déterminent) la fréquence dans le spectre de la lumière atomique (le spectre de la lumière blanche) lors de la production d'énergie qu'ils induisent déjà pour commencer et, par voie de conséquence, la fréquence sonore parmi toutes les fréquences confondues du bruit blanc. Le vivant, c'est réellement un moteur qui ronronnne. Et qui ronronne très très bien. Voici d'ailleurs ce que je lis dans : Emergence de bandes de fréquences dans un réseau de neurones impulsionnels par Docteur David Meunier : «L’étude de signaux temporels issus d’enregistrements EEG1 ou MEG 2 chez l’homme, ou PCL3 chez l’animal, a connu un intérêt croissant ces dernières années. Les modifications de la puissance de certaines bandes de fréquences (dans l’ordre décroissant : bandes gamma, beta, ou theta), sont supposées refléter un certain nombre de processus cognitifs, comme la mémorisation, l’attention, ou le traitement de l’information perçue. Une des propriétés que l’on retrouve fréquemment est l’impossibilité de co-existence de plusieurs bandes de fréquences : l’augmentation de la puissance dans une bande entraîne la diminution de la puissance dans une autre bande. En perception, cette propriété reflèterait la formation d’une assemblée de neurones dont l’activité serait stimulée par un percept.» Eh oui, pour le neurone, le percept nec plus ultra, c'est l'oligo-élément métal ! .. et si, dans un orchestre, vous préférez jouer de la flûte plutôt que de la trompette, il y a de fortes chances pour que votre instrument soit «couvert» par le «jeu» de l'autre ! Ainsi le vivant, qui sélectionne (détermine) la fréquence sur laquelle il va fonctionner, s'approprie réellement la lumière : c'est en cela qu'il porte une conscience exprimée dans ses capacités à la motilité et à la manifestation de sa présence de moins en moins silencieuse au fil du temps.
Droit au fait ... «Pourquoi parle-t-on couramment d'ondes sonores, d'ondes lumineuses et de rayons de lumière, mais pas de "rayons sonores"?...finalement, ne constate-t-on pas l'absence de particules associée à l'onde sonore comme le photon l'est à la lumière?... utilisez-vous les rayons sonores tous les jours ? ...exemple d'un bateau équipé d'un sonar et cherchant à cartographier les fonds sous-marins : ...Cet exercice...traçant le trajet du son aller et retour, des sortes de "rayons sonores", personne ne trouve rien à y redire. On utilise donc bien des "rayons sonores", au moins dans certaines occasions. Ces "rayons sonores", cependant, sont-ils semblables dans leur nature aux rayons lumineux ? ...Il convient peut-être tout d'abord de définir ce qu'est un rayon. En fait, on peut définir un rayon partout où on peut définir une onde...Lorsque le milieu est homogène, cette propagation se fait en ligne droite et le rayon est rectiligne. Le "rayon sonore" correspond donc à la direction de propagation de l'énergie sonore tout comme un "rayon lumineux" correspond à la direction de propagation de l'énergie lumineuse, définie par le vecteur de Poynting. Il n'est pas associé à un mouvement de "particule" (comme dans le cas de la lumière et des photons) mais à un mouvement d'énergie...Il n'y a pas nécessairement contradiction entre une représentation en terme de "rayon" et une représentation en terme d'"onde". En fait, au contraire, la représentation d'une onde en terme de rayon lumineux ou sonore est intimement associée à sa représentation en terme d'onde. Pendant longtemps, des points de vue différents sur la lumière ont coexisté. Rayons ou ondes? "Particules" de lumière? Substrat, hypothétique "éther"...dans lequel se propagerait la lumière? On a tiré ces problèmes au clair depuis, mais les points de vue "rayons de lumière" et "ondes lumineuses" utilisés aujourd'hui sont néanmoins l'héritage de ces tâtonnements pour trouver une représentation satisfaisante de la lumière...cette représentation ondulatoire du son s'est imposée presque comme "la seule" qui ait eu suffisamment de succès historique...Notre représentation actuelle du son, qui fait si peu appel, contrairement à la lumière, à la notion de «rayon», est en partie tout simplement l'héritage de cette histoire...notre monde nous fournit plus d'images lumineuses que d'images sonores..nos perceptions du son et de la lumière sont différentes : les organes de l'ouïe et de la vision et le traitement des informations par le cerveau sont différentes. En particulier, l'oeil comporte une «lentille», le cristallin, qui lui permet de former une image sur la rétine, alors que l'oreille n'en comporte pas. De plus, lorsque les informations provenant de notre vue et celle de notre ouïe sont en conflit, celles en provenance de notre vue tendent à dominer, comme dans le cas du ventriloque qui arrive à illusionner les spectateurs sur l'origine du son, rendant encore plus difficile de percevoir, les yeux ouverts, des «images sonores» si celles-ci doivent contredire les «images visuelles» que l'on a sous les yeux.» Gabrielle Bonnet – Responsable du site «CultureSciences-Physique» EduSCOL-ENS-DESCO Rayons sonores et ondes lumineuses Lors de la libération d'énergie dans une explosion, le souffle accompagné du bruit qui en témoigne provoque bien le vol en éclats des vitres des maisons. C'est à la fois, une image lumineuse et une image sonore. A l'instar de ce qui se passe à l'intérieur de la cellule. Chaque point physique d'une fréquence du souffle du bruit blanc (rayon sonore rectiligne) participe à la motilité cellulaire. Même si le «signal» peut sembler flou ... «C'est un processus en plusieurs étapes, et chaque étape peut durer plusieurs secondes. Ces étapes sont régulées très finement au niveau spatial (du nanomètre au micromètre) et temporel (seconde ou dizaines de secondes) : 1. Extension du lamellipode induite par la polymérisation d'un réseau d'actine au niveau du front cellulaire. 2. Formation de sites d'adhésions suite à la génération de forces rétrogrades générées par les moteurs moléculaires (myosine II) sur ce lamellipode d'actine. 3. Contraction du corps cellulaire qui s'appuie sur les sites d'adhésions du front cellulaire de migration. 4. Désassemblage des sites d'adhésions à l'arrière de la cellule qui permet a la cellule de se déplacer vers l'avant... Un des problèmes majeurs est de comprendre comment la rigidité d'un substrat se traduit en une signalisation biochimique. Autrement dit quels sont les mécanismes responsables de la mécano-transduction. Une des questions fondamentales est également de comprendre comment les différents assemblages moléculaires qui interviennent lors de la migration (réseaux d'actine, sites d'adhésions, et moteurs moléculaires) sont organisés et coordonnés pour créer le mouvement cellulaire. ... Dans une première étude publiée dans Cell en 2004 nous avons montré que l'avancée du lamellipode n'est pas continue mais interrompue par des contractions périodiques. Bizarrement, ce phénomène qui se manifeste lors de la migration de différents types cellulaires (fibroblastes, cellules endothéliales, cellules épithéliales), n'avait pas été observé auparavant. La régularité de ce phénomène est étonnante, la durée du cycle avancée/rétraction est de 25 s. Nous nous sommes focalisés sur ce cycle qui reflète probablement certains mécanismes moléculaires qui sont à la base de la migration cellulaire. En effet ces contractions périodiques peuvent faire partie intégrante du processus utilisé par la cellule pour explorer son environnement, notamment la rigidité de la matrice extracellulaire... La vue classique de la signalisation cellulaire est que le signal (second messager ou protéines) atteint sa cible par diffusion. Si un signal a différentes cibles, une grande spécificité dans la transmission du signal peut être obtenue si le signal et la protéine cible (impliquée dans la fonction) sont proches (co-localisés)... Cette spécificité peut être obtenue également par une modulation en fréquence ou en amplitude du signal... Le déplacement du signal dans le cas de la diffusion est rapide, moins d'une seconde ou quelques secondes pour envahir toute la cellule. La motilité cellulaire est un exemple ou la signalisation par simple diffusion peut poser un problème. Car un signal diffusif ne respecte pas toujours les contraintes spatiales et temporelles inhérentes à la migration cellulaire, autrement dit le signal peut être flou...» Grégory Giannone - Le lamellipode d'actine est un lien mécanique entre l'activité de la myosine et la formation de sites d'adhésion
La vie se la joue ... façon Shakespeare La théorie de l'evolution de Darwin fait apparaître que le conscient, au coeur du vivant constamment bonifié par l'évolution, ne pouvait qu'émerger dans le temps. La théorie de l'organisation neuroatomique ou Théorie du cerveau triunique de Paul Mac Léan (Neurobiologiste américain 1913 – 2007) en 1970 ne manque pas d'intérêt : «Le cerveau est également constitué de 3 couches qui se sont formées successivement au cours de l'évolution des vertébrés. Le premier cerveau, le plus proche de la moelle épinière, est le cerveau reptilien. Il gère le métabolisme, les réflexes et les besoins primaires (manger, se reproduire, fuir ou combattre). La 2ème couche est le cerveau.. paléo-mammalien.. ou limbique ou cerveau émotionnel, que nous avons en commun avec les autres mammifères. La 3ème couche, ... le cerveau «humain» proprement dit - néo-mammalien ou néocortex... la plus périphérique, est le cortex. Il apparaît chez les mammifères évolués et permet le raisonnement, les capacités d'abstraction et de conceptualisation, et l'aptitude au langage.» Site Syti.net Exploration du cerveau
Nous sommes la preuve même que le vivant a franchi un cap décisif dans son évolution le jour où il a été capable de restituer le bruit originel où il baigne en sons audibles et structurés, passant du stade de vivant au stade visible de conscient, à divers degrés cependant.
... le conscient a rapidement précédé le vivant ... et la boucle est bouclée !
C'est grâce à un grand généticien, le Professeur Bryan Sykes, de l'Université d'Oxford, que nous savons aujourd'hui que la population mondiale est issue de 33 lignées maternelles (vraisemblablement un peu plus, comme il le dit lui-même). Une très grande, une fabuleuse découverte. Comment a-t-il procédé ? Il a eu l'idée géniale de remonter aux origines par analyses de l'ADN mitochondrial de 7 000 prélèvements faits un peu partout dans le monde. Les mitochondries ne sont, en effet, transmises que par les femmes. Je vous recommande très chaudement la lecture de son ouvrage de vulgarisation scientifique «Les sept filles d'Eve» paru aux Editions Albin-Michel en Juin 2001. C'est une lecture absolument incontournable. Je ne vous en dis pas plus. Lisez-le. Les sept filles d'Eve
Si le temps ne peut être compté, à l'évidence, qu'à partir de la matérialisation du vivant, il ne peut surtout l'être qu'à partir de la matérialisation de l'homme qui, lui seul, compte le temps. Je m'attache, donc, spécialement à notre cas. Précisons d'abord que les mitochondries sont des petites organites faisant la navette entre l'extérieur et l'intérieur de la cellule pour lui apporter ses nutriments dont les oligoéléments (95% du zinc, essentiel pour la neurogénèse, sont contenus dans le liquide intracellulaire). La mitochondrie débarrasse aussi la cellule de ces mêmes oligoéléments non combustibles.
«comment ça se passe du point de vue des spermatozoïdes ? Leur problème, c'est de remonter la filière génitale ce qui correspond à un véritable parcours du combattant. Tout commence en fait bien avant l'éjaculation : les spermatozoïdes trouvent dans le liquide qui les baigne du fructose et des oligoéléments (zinc) qui leur permettent de fabriquer de l'énergie et donc d'agiter le flagelle (contenant des mitochondries) qui leur permet de se déplacer.» docteurclic.com - Fécondation
Puis, lors de la fécondation, le spermatozoïde remonte vers l'ovule en détectant sa chaleur : «Le Pr Michael Eisenbach, de l’Institut Weizman en Israël, est l’auteur de cette découverte...En mesurant la température dans les trompes de lapines, Eisenbach est parvenu à confirmer qu’il existe bien une différence de température de deux degrés entre le lieu de réserve et celui où intervient la fécondation. Il a ainsi évalué le comportement du spermatozoïde de lapin, qui s’avère naviguer selon un gradient de température. Il est en effet attiré de son lieu de réserve - où la température est de 37°C - vers la température plus élevée - 39°C – de ce qui deviendra le site de fécondation. En réduisant progressivement cette différence de température, Michael Eisenbach a ainsi découvert qu’un écart même d’un demi degré suffisait pour attirer fortement le spermatozoïde.» Spermatozoïdes et chaleur : une histoire d'amour Destination Santé - Agence de Presse – 20 Février 2003 Source Nature Février 2003
La durée de vie du spermatozoïde se limite à 72h, voire un peu plus selon certaines sources consultées. En fusionnant l'ovule et le spermatozoïde (qui se débarrasse auparavant de son flagelle) donneront naissance à un être humain fille XX ou XY garçon. Dans les deux cas, l'individu obtenu sera pourvu de mitochondries. C'est d'ailleurs pour cela que le clonage humain est possible. En s'appropriant (ou en bénéficiant de la respiration que lui donne) la mitochondrie lors de la pénétration dans l'ovule, le spermatozoïde s'approprie durablement la lumière : le conscient précède le vivant et le spermatozoïde doit être considéré, effectivement, plus comme un candidat à la vie.
Dès l'apparition (aléatoire) des premières molécules organiques, la lutte pour la vie (aléatoire) s'est installée. Ainsi, le conscient a précèdé de suite le vivant qui génère le temps par la matérialisation du vivant qui génèrera à son tour du temps par la matérialisation du vivant précédé toujours par le conscient. Et la boucle est bouclée. Ainsi, définir le vivant, c'est d'abord définir le conscient. Car la définition du vivant se trouve être, en fait, la définition du conscient. La clé de la conscience réside dans l'opération d'appropriation de la lumière par sélection «deux en un» par le vivant, de la fréquence lumineuse sur laquelle il va fonctionner parmi toutes les fréquences de la lumière blanche et de la fréquence sonore du bruit blanc qui lui est associée dans une bande de fréquences. Ce qui l'amènera aussi plus loin dans son évolution (cf. variété de cténophore, à nouveau. D'autres variétés vivant à des profondeurs moins importantes sont pourvues d'yeux et d'oreilles). Le vivant ne peut donc se définir qu'à partir de cette double sélection. Considérant malgré tout que «spectre lumineux» et «spectre sonore» ne font finalement et quasiment qu'un lors du fonctionnement du vivant, le bruit blanc, phénomène induit de la lumière se trouve être à la genèse du conscient dans le vivant.
La DEFINITION donc, pour résumer le tout :
Est vivant ce qui, soumis au bruit blanc, génère le temps par appropriation de la lumière. Et j'ajoute que le virus est l'exemple type du «conscient» par son action d'investissement de la cellule hôte pour pouvoir se reproduire. Que la reproduction est bien un réflexe de survie. Qu'il n'y a pas de vie sans conscience. Et, il faut quand même en parler pour autant que je doive en faire hurler plus d'un, l'homosexualité est donc, effectivement, un réflexe de survie comme tout ce qui touche à la reproduction (sexuée ou pas). Rien, dans ce domaine, ne peut être «taxé» de contre-nature. C'est simplement que le vivant adapte ce réflexe de maintes façons dans le temps. Comme quoi, la très grande lisibilité de certains phénomènes n'est pas déchiffrable par la plus grande partie d'entre nous.
Bon début de vérification C'est avec infiniment de plaisir et de satisfaction que je vous fais part d'un article de Bénédicte Salthun-Lassalle paru dans pourlascience.fr le 2 Mars 2010, qui constitue un bon début de vérification de ce que je formule. En effet, Ismael Heiler et Stephen Meec, de l'Ecole de Chimie de Norvège «viennent de sonder, pour la première fois, les vibrations des liaisons faibles, dites liaisions hydrogène, formées entre les molécules d'eau et les ions négatifs du sel dissous ... il était difficile jusqu'ici d'étudier les modes de vibrations correspondant à la liaison hydrogène entre l'atome H et un anion, car la fréquence de leurs vibrations est basse et elles sont masquées par le « bruit de fond » dû à l'agitation thermique et aux autres interactions. I. Heisler et S. Meech ont réussi à étudier ces modes en améliorant, à l'aide d'un réseau de diffraction optique, une technique de spectroscopie fondée sur des impulsions électromagnétiques ultrabrèves qui font vibrer puis sondent les liaisons ... Les résultats de leurs mesures, portant sur les ions chlorure (Cl–), bromure (Br–) et iodure (I–), sont en accord avec de récentes simulations : la fréquence de vibration de la liaison hydrogène dépend non seulement du numéro atomique de l'anion en solution, mais aussi de sa concentration... le nombre de molécules d'eau formant des liaisons hydrogène avec un seul ion est variable...» Les vibrations des liaisons hydrogène observées
Additif d'articles majeurs Un article de Marine Cygier d'Août 2009 «Ils rejouent en direct le prélude de la vie sur Terre» paru dans Sciences et Vie nous apporte plus de précisions sur l'expérience menée par John Sutherland et son équipe du département de chimie de l'Université de Manchester précédemment relatée dans «Aux origines de la vie, l'ARN conforte sa pôle position» de Sciences et Avenir : «Dans un ballon en verre marinent trois – et seulement trois ! - composés chimiques. Et voici qu'une semaine plus tard, des nucléotides se trouvent au fond de la soupe. Un magnifique résultat. Car les nucléotides sont les unités de base de l'ARN, molécule polyvalente du vivant – tantôt messagère de l'information génétique, tantôt tête de lecture de cette dernière, tantôt enzyme – et dont certains supposent qu'elle est le précurseur de l'ADN et des protéines...chacun des quatre nucléotides de l'ARN est composé d'une base azotée, d'une molécule de sucre et d'un groupement phosphate, Et toute la difficulté que, jusqu'à l'expérience de Manchester, personne n'était parvenu à surmonter consistait, à partir de ces éléments de base, à recréer des nucléotides dans les conditions de température et de pression qui régnaient à la surface de notre planète il y a 4 milliards d'années. L'avancée est d'autant plus capitale que les chimistes butaient sur le problème depuis un demi-siècle ! «Soit au départ, il y avait des molécules plus simples, des pré-ARN, qui avaient un sucre différent du ribose que l'on a dans l'ARN, soit nous n'avions pas trouvé la bonne façon d'assembler le sucre et la base.»...La plupart des spécialistes ont orienté leurs travaux vers la thèse des pré-ARN. Mais cela n'a fait que reporter le problème puisqu'ils se sont retrouvés confrontés à la difficulté insurmontable de passer du pré-ARN à l'ARN ... «Nous nous sommes donc dit : si on ne peut pas arriver à joindre le sucre et la base, changeons de chemin !» se remémore John Sutherland qui s'attache à porter sur les molécules un regard différent de celui de la chimie classique. Au lieu de considérer les trois entités du nucléotide séparément et d'essayer de les lier ensemble, il a décidé d'explorer une solution originale en fragmentant le processus, c'est-à-dire en tentant de faire émerger un précurseur commun, mi-sucre mi-base. «A partir de briques élémentaires (glycéraldéhyde, cyanimide, cyanoacétaldéhyde, cyanoacétylène, phosphate inorganique) qu'on supposait présentes dans une mare d'eau il y a 4 milliards d'années, on a imaginé un cycle plausible, avec des périodes de soleil entraînant de l'évaporation puis de pluie, qui conduirait à la formation de nucléotides» explique Béatrice Gerland, post-doctorante française de l'équipe. Une fois le précurseur commun (2-aminooxazol) formé, tout va très vite. L'accumulation de plusieurs molécules de ce précurseur permet d'obtenir le sucre – le ribose – et la base azotée – la cytosine – liés ensemble. Suit une étape qui ajoute le phosphate manquant pour que le nucléotide soit complet...Trois jours durant, le ballon est donc irradié avec une lampe UV. certains nucléotides portant de la cytosine vont se transformer en nucléotides portant de l'uracile. Résultat de cette manipulation : l'obtention de deux des quatre nucléotides de l'ARN, la cytosine et l'uracile. Qu'en est-il des deux autres nucléotides, l'adénosine et la guanine ? John Sutherland, confiant, pense qu'il sera simple de les obtenir en fabriquant un autre précurseur commun.» Le chemin de la vie est un parcours de combattant. L'expérience remarquable de John Sutherland et de son équipe nous permet d'écarter toute spontanéité dans l'émergence du vivant. Ce que nous confirme d'ailleurs, Thomas Heams, maître de conférences à Agro ParisTech et chercheur à l'Inra dans l'Unité génétique animale et biologie intégrative (gabi) à Jouay-en-Josas : « L'ordre apparent que représente tout organisme vivant suggère que le hasard n'a pas sa place dans les cellules ... L'expression des gènes – la lecture et la traduction des messages codés qu'ils contiennent – est souvent aléatoire : elle n'est pas la même, à un instant donné, dans des cellules dotées des mêmes gènes, ni au cours du temps dans une cellule particulière. En d'autres termes, loin d'être rigoureusement programmées, l'expression des gènes et les caractéristiques des cellules obéissent à des lois de probabilité ; elles sont plus ou moins probables à un moment donné, dans une cellule donnée.» Thomas Heams - pourlascience.fr n°385 Novembre 2009 Du hasard dans l'expression des gènes |
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CANNE A PIOCHE
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Le vivant au coeur de l'actualité Vive la vie et vive le vent et vive le printemps ... Notre cerveau fonctionne donc sur du 75 mV. Il apparaît aujourd'hui que le vivant se trouve plus que jamais au coeur de sérieuses querelles de chapelles : celles des antennes relais pour la téléphonie mobile. Les «précautions de Salzbourg» de 1998 qui préconisaient un seuil d'exposition de 0,6 V/m l'ont rabaissé très significativement – c'est le moins que l'on puisse dire – à 0,06 V/m en 2002. Soit 10 fois moindre. Vincent Givord Vincent Givord est Géobiologue - Bioénergéticien. Qu'en est-il en France ? Des associations impliquées dans la Santé publique en sont réduites aujourd'hui à réclamer un seuil maximal de 0,6 V/m soit celui d'il y a plus de 10 ans de Salzbourg. Que faut-il décoder finalement ? Que les molécules d'une cellule qui se déforme, subissent aussi une tension de surface (force entre deux milieux) et qu'aucune exposition supérieure donc à 0,06 V/m ne doit être acceptée : ce serait comme permettre, sur vos cellules, que l'on défonce des portes (favorisant le passage des particules d'aluminium dans le neurone, par exemple) ou pire que l'on pilonne et détruise votre maison (cancer). Nanomatériaux et maxis risques... «Ils sont extrêmement petits, ils envahissent notre vie sans que l'on s'en rende compte ... Il s'agit évidemment des nanomatériaux ...des chaussettes antibactériennes contenant des nanoparticules d'argent, un ciment contenant des nanoparticules de dioxyde de titane, un lait solaire contenant aussi des nanoparticules de dioxyde de titane et la silice utilisée comme ingrédient alimentaire ... pour les chaussettes, il existe une exposition cutanée "non négligeable" aux particules d'argent et, pour le lait solaire, un danger de pénétration des couches profondes de l'épiderme ... Globalement, l'Afsset regrette "de grandes difficultés pour identifier des produits contenant des nanomatériaux", puis un "manque de traçabilité des nanomatériaux intégrés dans ces produits finis" et un "accès limité" aux informations ... aussi un manque de données épidémiologiques et toxicologiques permettant de déterminer le risque réel pour l'homme, risque qui doit être évalué pour chaque produit ... l'Afsset recommande d'agir sans attendre ... Pour les consommateurs, elle recommande la mise en place d'un "étiquetage clair". A votre santé – Environnement par Anne Jeanblanc Le Point – 25.03.2010 Les risques sanitaires des nanomatériaux doivent être évalués Juste quelques mots à l'Afsset : NE LACHEZ PAS L'AFFAIRE ET UN GRAND MERCI ! |